template/Entete-Linares1200V2.png


LES OFFICIERS

 

Le dimanche à Versailles,
Les saint-cyriens guerriers
Se rangeaient en bataille,
Se mettant à chanter :

Sur le fort de Montrouge
Les canons sont braqués,
Et si le pékin bouge
On lui fera chanter :

Si le pékin rouspète,
Il se fera cirer,
Cirer sur les roupettes
Jusqu’au Jugement dernier.

Si ta femme est gentille,
Pékin fais-la passer
Sinon, gare à ta fille,
On lui fera chanter :

Quand le soir en province
Un casoar paraît,
Toutes les femmes en pincent
Pour l’officier français.

 

Refrain

 

Ohé ! Ohé !
Vivent les officiers de France !
Ohé ! Ohé !
Vivent les officiers !

 

 


S’ils laissent en voyage
Un bébé rose et frais,
Qu’elles le gardent en hommage
De l’officier français.

Quand nous irons en Chine,
Les femmes des Mandarins
Nous ferons la cuisine
Au son des tambourins.

Quand nous irons au pôle,
Les femmes des esquimaux
Nous les rendront plus molles
À grands coups de plumeaux.



 

   Mais là-bas dans la plaine,
   L’escadron va charger ;
   L’officier qui les mène
   À tous leur fait chanter :

   La France est notre mère ;
   C’est elle qui nous nourrit
   Avec des pommes de terre
   Et des fayots pourris.

   L’Alsace et la Lorraine
   Ne veulent pas plier
   Sous la botte prussienne
   On les entend chanter :

   Combattre avec courage
   Et mourir sans regret,
   C’est le fier apanage
    De l’officier français.

   Dans la lande bretonne
   Le grand vent a soufflé
   Et le monde s’étonne
   D’entendre encore chanter :