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Stephen de Linares

 Stephen de LINARES

Mort en service

 Pucelle fils
"Se surpasser pour accomplir son devoir
le plus parfaitement possible"
 
 

Stephen Jean-Marie Aymard González de Linares, est né le 18 novembre 1932 à Cholet (Maine-et-Loire). 
Il est le sixième de dix enfants. Suivant les traces de son père, il embrasse la carrière militaire et entre à Saint-Cyr en 1952 au sein de la promotion Union française. Il s'y lie d'amitié avec Yves Béchu qui deviendra en 1972 le commandant durant un an de la promotion de Saint-Cyr baptisée Linares

À sa sortie de la Spéciale, il choisit l’infanterie. En 1955 il rejoint le 2e Régiment de tirailleurs marocains à Marrakech puis le 7e Régiment de  tirailleurs algériens dans les Aurès.
Après un passage à l’École d’application de l’infanterie  comme chef d’une brigade de sous-lieutenants, il repart en Algérie  pour être affecté au 14e Régiment de parachutistes coloniaux où il sera promu capitaine en 1961. Au cours de ses campagnes en Afrique du Nord, son courage et sa valeur de chef lui valent d’être cité trois fois.
Il épouse Bernadette du Bourg avec laquelle ils auront trois enfants.

De retour en métropole en 1962, il se voit confier le commandement d’une compagnie au 7e BCA où il apprend avec brio et enthousiasme son métier d’officier de chasseurs alpins. Après  l’obtention du diplôme d’état-major, il est affecté  en 1967 au 13e BCA comme officier montagne et directeur de l’instruction ; il y organise et conduit la première ascension massive du Mont-Blanc avec le bataillon.

En 1972, après un passage particulièrement brillant à l’École supérieure de guerre, il reçoit le commandement du 6e BCA. 

Le 13 août 1972, au retour d’un entraînement en haute montagne, il trouve accidentellement la mort sous une avalanche de pierres.
Déclaré "Mort en service", il a seulement 39 ans.

Quinze jours avant son décès, il s’adressait à ses officiers en ces termes : « Commander, c’est emporter l’adhésion et faire partager un même idéal. C’est s’ingénier à faire preuve d’enthousiasme et d’imagination ».

 

Le commandant de Linares laisse chez les chasseurs alpins le souvenir « d’une vie d’officier droite, intelligente et ardente»